France Couverture IDF

Réalisation : Houilles (78)

Création de charpente et couverture à Houilles (78)

Charpente neuve et couverture refaite à Houilles (78) (après travaux) Charpente neuve et couverture refaite à Houilles (78) (avant travaux)
Avant Après

Créer une charpente n’a rien à voir avec la réparer. Il n’y a pas de structure existante pour servir de repère, pas de géométrie à imiter : tout part des cotes relevées sur le bâti et des charges à reprendre. Sur ce chantier de Houilles, la structure porteuse a été entièrement créée, puis la couverture posée dessus dans la continuité, jusqu’aux finitions.

Le besoin de départ et la contrainte du bâti

La demande était claire : couvrir un volume neuf, avec une toiture qui s’accorde à celle de la maison existante sans donner l’impression d’un rajout. C’est cette dernière exigence qui commande tout le reste du chantier.

Le relevé préalable a mis en évidence les contraintes classiques d’une construction qui vient s’appuyer sur de l’ancien. Les murs porteurs, en place depuis longtemps, n’offraient pas une arase parfaitement de niveau : quelques millimètres de différence d’un bout à l’autre, invisibles à l’œil mais qui se répercutent en écart bien visible sur une ligne de faîtage. Le raccord avec la couverture existante imposait par ailleurs de respecter la pente du toit voisin, faute de quoi la jonction entre les deux volumes aurait été un point de fuite permanent.

Dernière contrainte, purement pratique mais déterminante dans le choix technique : l’accès au chantier, étroit, comme souvent sur les parcelles pavillonnaires de Houilles, ne permettait pas d’envisager le levage d’éléments préfabriqués de grandes dimensions.

La solution proposée

Nous avons comparé deux options avec les propriétaires. La première, la charpente à fermettes industrielles, séduit par son coût : les éléments sont calculés et fabriqués en atelier, puis posés rapidement. Elle a été écartée pour deux raisons. Ces fermettes arrivent à des cotes définitives, qui ne pardonnent pas les irrégularités d’un bâti ancien, et leur mise en place suppose un levage que la configuration du terrain interdisait ici.

Nous avons donc retenu la charpente traditionnelle en bois massif, taillée et assemblée sur place. L’avantage tient précisément à cette adaptabilité : chaque pièce est coupée aux cotes réelles, et les défauts de niveau du bâti se corrigent au calage des sablières plutôt qu’en bout de chaîne, quand il est trop tard. La structure porteuse, arbalétriers, entrait et poinçon pour la ferme, sablières, pannes intermédiaires et panne faîtière, reprend les charges permanentes de la couverture ainsi que les surcharges de neige et de vent, avec un dimensionnement du bois établi en fonction des portées mesurées et non repris d’un abaque générique.

Pour la couverture, le choix s’est porté sur une tuile mécanique du modèle et de la teinte les plus proches de l’existant, posée sur écran de sous-toiture avec lame d’air par contre-liteaunage. Cette mise en œuvre est plus longue qu’un liteaunage direct, mais sur une construction neuve destinée à durer, elle protège la charpente sur toute sa vie : l’écran intercepte les entrées d’eau accidentelles, et la lame d’air évacue la vapeur au lieu de la laisser condenser sur les bois.

Les matériaux utilisés

  • Bois massif résineux traité classe 2 pour la structure : sablières, arbalétriers, entrait, poinçon, pannes et chevrons, sections définies selon les portées relevées ;
  • Connecteurs et sabots métalliques galvanisés, boulonnerie et tirefonds pour les assemblages structurels ;
  • Chevilles chimiques et à expansion pour l’ancrage des sablières sur l’arase maçonnée, avec mortier de calage ;
  • Étais et lisses de contreventement pour la phase provisoire, avant assemblage définitif ;
  • Écran de sous-toiture HPV (hautement perméable à la vapeur), posé en lés horizontaux avec recouvrement ;
  • Contre-liteaux dans le sens des chevrons pour créer la lame d’air, puis liteaux en bois traité classe 2 dans le sens de la pente, entraxe réglé sur le pureau de la tuile ;
  • Tuiles mécaniques à emboîtement, complétées des tuiles faîtières, tuiles de rive et tuiles à douille nécessaires ;
  • Closoir ventilé pour le faîtage posé à sec ;
  • Zinc naturel pour la noue de raccord avec la toiture existante, les bandes de rive et les évacuations ;
  • Crochets, vis et pointes inox pour la fixation des tuiles exposées et de la zinguerie.

Le déroulé technique du chantier

Relevé et calcul. Rien n’est coupé avant que les cotes soient relevées au réel, portées, niveaux d’arase, pente de la toiture voisine. Les sections de bois et les entraxes découlent de ce relevé et des charges à reprendre. Sur un chantier de création, une erreur commise ici ne se rattrape plus une fois la structure levée.

Préparation de l’arase et pose des sablières. Les sablières, ces pièces horizontales qui reposent sur le mur et reçoivent toute la charpente, sont ancrées sur l’arase après mise à niveau au mortier de calage. C’est à cette étape que les défauts de niveau du bâti existant sont rattrapés, et ils doivent l’être intégralement : tout ce qui reste comme écart ici se retrouve amplifié en haut.

Étaiement provisoire. Avant tout assemblage en hauteur, on met en place l’étaiement, c’est-à-dire les appuis provisoires qui soutiennent les pièces le temps que la structure devienne autoportante. Un contreventement provisoire empêche en parallèle la structure de basculer sous l’effet du vent pendant le montage.

Taille et assemblage de la ferme. Les pièces sont tracées et taillées sur place, présentées à blanc, ajustées, puis assemblées et boulonnées. La ferme montée, on contrôle son aplomb et son équerrage avant de la solidariser définitivement.

Pose des pannes et chevronnage. Les pannes, ces poutres horizontales qui portent les chevrons, sont posées en partant de la panne faîtière au sommet vers les pannes intermédiaires. Les chevrons sont ensuite fixés dans le sens de la pente, à entraxe régulier, et l’ensemble est contrôlé au cordeau : un chevron qui dépasse de quelques millimètres se lit sur la ligne des tuiles.

Écran de sous-toiture. L’écran HPV est déroulé en lés horizontaux, de l’égout vers le faîtage, chaque lé recouvrant largement le précédent : ce recouvrement est ce qui garantit que l’eau qui ruissellerait sur l’écran redescende dessus, et non dessous.

Contre-liteaunage puis liteaunage. Les contre-liteaux sont cloués sur les chevrons, par-dessus l’écran : ils décollent le liteaunage et créent la lame d’air dans laquelle l’air circule de l’égout vers le faîtage. Les liteaux sont ensuite posés perpendiculairement, avec un entraxe calculé sur le pureau de la tuile retenue, c’est-à-dire la partie de tuile qui reste visible une fois la rangée du dessus posée. Cet entraxe est tracé et vérifié rangée par rangée jusqu’en haut.

Pose de la couverture. Les tuiles montent de l’égout vers le faîtage, rang par rang, chaque rangée en recouvrant la précédente. Les tuiles de rive et celles des zones exposées sont fixées mécaniquement en inox. Les coupes obliques nécessaires au raccord avec l’existant sont réalisées en tranchis, une coupe en biais qui permet à la tuile de venir mourir proprement contre la noue.

Points singuliers. C’est là que se joue la durabilité. Noue en zinc au raccord avec la toiture voisine, façonnée et posée avant les tuiles adjacentes ; faîtage monté à sec sur closoir ventilé pour fermer le haut à l’eau tout en laissant sortir l’air de la lame d’air ; rives habillées en zinc ; descentes d’eau raccordées.

Dépose des étais et contrôles. Les appuis provisoires ne sont retirés qu’une fois la structure complète et solidarisée. Le chantier se termine par un contrôle d’alignement général, un arrosage d’essai sur les points singuliers et une inspection par le dessous, à la recherche du moindre jour de lumière parasite.

La durée du chantier

Un chantier de création de charpente et de couverture ne se compte pas en heures. Sur ce type de projet, l’ordre de grandeur habituel est de quelques jours pour la structure porteuse, puis d’un délai comparable pour l’écran, le liteaunage, la couverture et les points singuliers, l’ensemble se déroulant généralement sur une à deux semaines. Les paramètres qui font varier ce délai sont la surface à couvrir, la complexité des raccords avec l’existant, la difficulté d’accès et surtout la météo, une charpente neuve ne restant jamais exposée à la pluie plus longtemps que nécessaire.

Ce type de projet relève de notre savoir-faire en charpente et en pose de toiture. Nous intervenons régulièrement comme couvreur à Houilles ; nos autres réalisations donnent un aperçu des chantiers de ce type. Un projet de création de charpente ou de couverture ? Demandez votre devis gratuit.

FAQ chantier

Questions sur ce chantier

Faut-il une autorisation d'urbanisme pour créer une charpente et une toiture ?
Oui, dans la quasi-totalité des cas. Créer un volume couvert relève selon la surface concernée soit d'une déclaration préalable de travaux, soit d'un permis de construire, et le plan local d'urbanisme de la commune peut en plus imposer le type de tuile, la teinte et la pente. Le service urbanisme de la mairie renseigne les seuils et les contraintes applicables à votre parcelle. Nous travaillons toujours sur la base de l'autorisation obtenue, jamais avant.
Charpente traditionnelle ou fermettes industrielles, comment choisir ?
Les fermettes sont plus économiques mais elles arrivent préfabriquées à des cotes fixes, elles se posent à la grue et elles encombrent le volume sous toiture. La charpente traditionnelle se taille et s'ajuste sur place : c'est le bon choix quand la construction se raccorde à un bâti existant dont rien n'est parfaitement d'équerre, quand le volume sous toiture doit rester utilisable, ou quand l'accès au chantier interdit un levage lourd. Ici, ces trois conditions étaient réunies.
Peut-on poser la couverture juste après la charpente ?
Oui, et c'est même préférable : une charpente neuve ne doit pas rester exposée à la pluie. Dès que la structure est en place et contrôlée, nous enchaînons l'écran de sous-toiture puis le liteaunage, ce qui met déjà le bois hors d'eau. Enchaîner les deux lots avec la même entreprise évite aussi les zones de flou sur les points singuliers, faîtage, rives et raccords, qui sont exactement là où les responsabilités se renvoient quand deux corps de métier se succèdent.

Besoin d’un couvreur ? Parlons de votre toiture.

Devis et déplacement gratuits dans toute l’Île-de-France. Réponse rapide, conseils clairs, travaux garantis décennale.

4.9/5 (+72 avis Google) · Garantie décennale · Urgence 7j/7, 24h/24

4.9/5 (+72 avis Google) · Garantie décennale

Appeler +33 1 75 40 83 62 Devis gratuit
+33 1 75 40 83 62